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Saint-Barthélemy (Antilles françaises)
Saint-Barthélemy est une île des Petites Antilles et une collectivité d'outre-mer (COM) depuis le 15 juillet 2007. Avant cette date, elle était une commune française du DOM-ROM de la Guadeloupe, date à laquelle le changement de statut a pris effet lors la première réunion du conseil territorial nouvellement élu.
Elle est familièrement appelée Saint-Barth. Ses habitants sont communément appelés Saint-Barths. Son code postal est le 97133.
Géographie
Saint-Barthélemy se situe à 230 km au nord-ouest de la Guadeloupe "continentale", et à 25 km au sud-est de Saint-Martin.
C’est une île montagneuse d’environ 21 km2 (25 km2 avec ses îlets). Elle possède 32 km de côtes.
Sa population totale à compter du 1er janvier 2009 s’élève à 8 398 habitants.
Le point culminant de l’île est le morne Vitet, à 286 m.
L’île est entourée de nombreux îlets parmi lesquels l’île Chevreau, Coco, île Fourchue (important mouillage de plaisance), île Frégate, La Tortue, île Le Boulanger, Les Grenadins, Pain de Sucre, île Pelé, île Petit-Jean, Toc Vers…
L’île dispose d’une zone économique exclusive (ZEE) de 4 000 km2
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Le milieu naturel
Saint-Barthélemy est une île dite ''sèche'' la nature de son socle rocheux, son relief et la déforestation ancienne et les faibles précipitations font que l'eau n'est pas assez retenue pour fournir les habitants en eau potable. Celle-ci est importée (bouteilles) ou est fournie au robinet à partir d'eau de mer dessalée par osmose inverse, ce qui explique un prix au mètre cube le plus élevé de France. L'île a en 2007 une capacité de 3 500 m³/j qui devrait atteindre 4 300 m³/j début 2008. Pour supprimer les pollutions et nuisances dues aux décharges et se mettre en règle avec les directives européenne et la loi, un incinérateur d'ordures ménagères a été construit, dont la vapeur alimente une unité de dessalement d'eau de mer (ce double processus industriel est une première mondiale selon la collectivité).
Le milieu naturel est le principal atout de développement de l'île.
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Milieu naturel terrestre
Le milieu naturel terrestre s'est dégradé avec l'arrivée des premiers colons, pratiquement toutes les forêts d’origines ont été détruites pour l’élevage des caprins et ont été remplacées par une végétation secondaire. La plupart des arbres visibles sont jeunes, mais il reste encore quelques-uns centenaires. La beauté de ces paysages rustiques et de ses plages de sables blancs sont appréciés des touristes.
Contrairement à d’autres îles des Antilles, la faune d’origine est pratiquement intacte et les extinctions ont été jusqu’alors minimes. Mais avec l’urbanisation et les troupeaux de caprins devenus sauvages, elle s'est fortement raréfiée. C’est la seule île française à posséder encore des couleuvres, les iguanes des Petites Antilles, autrefois communs, deviennent de plus en plus en rares chaque année. Quelques tortues marines viennent encore pondre sur le littoral, où leurs œufs sont depuis longtemps collectés ou braconnés (une surveillance n'est organisée que sur la réserve). Ce sont surtout la tortue verte et tortue imbriquée, la dernière ponte de tortue Luth daterait de 1982 (sur la plage de Flamands, selon le site de la réserve naturelle). La tortue charbonnière, espèce terrestre, est très abondante sur toute l’île.
Les oiseaux, plus difficiles à chasser, sont eux encore nombreux, avec 13 espèces nicheuses qui font de cette île la plus riche en oiseaux marins nicheurs de Guadeloupe. Hormis l'herminier et les pailles-en-queues qui s'alimentent au large, toutes les autres espèces dépendent du littoral. Les îlets Frégate et Toc-Vers abritent la reproduction de la sterne bridée, la sterne fuligineuse et le noddi brun. Dauphins et baleines sont occasionnellement observés. Les poussins d'oiseaux marins tropicaux semblent très sensibles au phénomène dit de pollution lumineuse qui tend à se développer sur les îles habitées.
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Milieu naturel marin
Le milieu naturel du littoral et sous-marin est la seconde richesse naturelle de l'île, avec notamment ses coraux (51 espèces, et 31 genres différents) récifs bioconstruits et les herbiers de phanérogames marines. Là aussi, d'importantes dégradations sont constatées, comme sur toutes les îles de l'arc antillais.
Ceci peut amplifier le risque ciguatera. Rien que dans la réserve naturelle, 183 espèces de poissons étaient comptabilisés en 2007, avec une densité moyenne de 238 individus/100 m², taux honorable par rapport à d'autres réserves antillaises. Le SEI (Sustainable Ecosystems Institute) a déjà montré que les populations se reconstituaient nettement depuis 1996 autour de Gros-Ilets et de Pain de Sucre, restauration qui semble liée à la mise en réserve (la pêche n'est pas interdite dans toute la réserve).
Comme sur toutes les îles les espèces introduites sont sources de disparition d'espèces locales et d'appauvrissement de la biodiversité. Et les flux important de touristes venant du monde entier augmentent les risques d'épidémies et de zoonoses, de même que les apports en mer d'eaux usées et de ruissèlement mal épurées.
Une réserve naturelle a été créée en 1996 par un arrêté Préfectoral au sein de laquelle la pêche est interdite dans les zones de protection renforcée et réglementée ailleurs. La gestion de la réserve a été confiée, depuis sa création, à l'association "GRENAT", dont le conseil d'administration est composé d'élus de la collectivité et des représentants de la société civile. La pollution générale de l'environnement marin est responsable de la bioconcentration de métaux lourds (et probablement de résidus de pesticides) chez les mammifères marins et poissons du sommet de la pyramide alimentaire. Le mercure méthylé atteint en particulier fréquemment des taux préoccupants dans la chair des les espèces prédatrices (thazards, thons, colas, espadons, marlins et voiliers) recherchés par les pêcheurs locaux et les touristes pêcheurs dits « sportifs ». Étant donné la forte augmentation de l'orpaillage sauvage et autorisé dans le nord de l'Amérique du Sud (Surinam, Guyane…) la situation ne devrait pas s'améliorer. Certaines espèces considérées comme de bons indicateurs de naturalité et qualité de l'environnement sont en forte régression, dont le Lambi maintenant totalement protégé (pêche interdite à tous, en tout temps et tout lieu, mort ou vif).
Toutes les dégradations environnementales semblent pouvoir être attribuées aux modes de développement.
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Administration
Saint-Barthélemy et Saint Martin, deux îles des Antilles françaises, étaient, jusqu’en 2007, rattachées au DOM-ROM de la Guadeloupe en tant que communes françaises. Le 29 octobre 2003, les habitants approuvèrent un projet institutionnel leur garantissant une séparation administrative de la Guadeloupe.
Depuis la promulgation de la loi du 21 février 2007, les deux communes sont devenues des Collectivités d’Outre-Mer, avec de nouvelles compétences notamment fiscales. Le statut de Collectivité d’outre-mer (COM) de Saint-Barthélemy est contenu dans les lois du 21 février 2007 portant dispositions statutaires et institutionnelles relatives à l’outre-mer.
La Collectivité d'Outre-mer (COM) de Saint-Barthélemy est administrée par un Conseil territorial de 19 membres, un Conseil exécutif de 7 membres et un président. La loi du 21 février 2007 prévoit la création d'un « Conseil économique, social, et culturel » (CESC), dont le nombre des membres a été fixé à 11 par le décret du 25 mai 2007. Ces conseils font partie d’une seule et même collectivité territoriale. Elle exerce l'ensemble des compétences précédemment dévolues à une commune, à un département, à une région, et, dans les domaines énoncés à l'article LO 6214-3 de la loi du 21 février 2007, à celle de l’État.
Le siège de la nouvelle collectivité est « L’hôtel de la Collectivité », établi en lieu et place de la mairie. Il est situé à « La Pointe » (Gustavia).
Saint-Barthélemy est représenté au Sénat par un sénateur, Michel Magras depuis 2008. La discussion autour de la représentation à l'Assemblée nationale est en cours, le député de la quatrième circonscription de la Guadeloupe (actuellement Victorin Lurel) représente Saint-Barthélemy à l’Assemblée nationale.
Le représentant de l'État français est le préfet de la Guadeloupe; il est assisté sur place par le préfet délégué des îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
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