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Préservation de l’environnement :

St-Barth s’engage !
En France, les lois imposent aux communes de trier et traiter spécifiquement les déchets issus de notre société de consommation.
Les îles voisines comme St-Martin ou la Guadeloupe sont encore très en retard avec des décharges où les déchets sont brûlés à ciel ouvert quand ils ne sont pas tout simplement jetés à la mer.
En 1998, Saint-Barth a été la première commune d’Outre-mer à mettre en place un tri sélectif des déchets ménagers. Le principe est simple : tous les déchets qui brûlent sont incinérés dans l’usine moderne aux normes européennes de Public. Les résidus qui en résultent sont ensuite valorisés sur place dans le génie civil. Le problème se pose quand le tri est mal fait et que les mâchefers résiduels contiennent des métaux lourds et des restes de ferrailles. Ces résidus, encore 30% des cendres de l’usine, ne sont plus exploitables et doivent faire l’objet d’une expédition spéciale dans une usine qui accepte de les retraiter, à la charge de la collectivité.
Verre, ferrailles, canettes, aérosols, boîtes de conserve, batteries, pneus, appareils électroménagers doivent être séparés des déchets brûlés et apportés au centre de propreté. La commune organise régulièrement des ramassages dans les quartiers pour le verre, les canettes et les boîtes de conserve. Le verre est trié et expédié à St-Martin ou une unité le broie pour en faire du sable et du gravier réutilisés ensuite en sous-couche routière, pour la pose de canalisations et la filtration d’eau des piscines.
Initiative de l’association Sub Protect soutenue par la collectivité, les piles sont rassemblées dans des containers spéciaux en libre disposition chez les commerçants qui les ramènent au centre de propreté. Elles sont ensuite stockées et envoyées dans des bacs spéciaux en Guadeloupe où une société spécialisée dans le traitement des matériaux dangereux les prend en charge.
L’aluminium et les ferrailles sont régulièrement envoyés par barge pour valorisation dans le pays le plus offrant.
Dernièrement, une opération ponctuelle de récupération des clichés radio a été mise en place. La loi impose aussi un traitement particulier des DASRI, les déchets des activités de soins à risque infectieux (déchets hospitaliers, laboratoires, vétérinaires, infirmières, centre de dialyse). Ces déchets font l’objet de bordereau de suivi et sont enveloppés dans des sacs spéciaux entreposés dans des bacs spécifiques mis directement au four pour incinération. Même si ce bilan est très positif, il pourrait être amélioré: trop souvent, des encombrants sont encore déposés le long des routes, des actes inciviques de quelques irréductibles qui n’ont toujours pas compris. Et puis à Gustavia, les riverains le savent bien, les camions du centre de propreté déversent régulièrement vitrages et miroirs à Petit Galet. A la direction des services techniques, ils répondent qu’ils n’ont pas encore trouvé mieux.